Rois d’Alexandrie

Je ne m’attendais pas à ce que cela arrive et c’était incroyable, ce livre Rois d’Alexandrie De José Carlos Llop, m’a fait émerveiller et glamour. Même si le narrateur se dit « devenu un lotophage aux yeux blancs et à la mémoire transparente, vide » (P.174) , c’est bien de ses souvenirs qu’il alimente sa recherche du temps perdu. Téléchargez ce livre Rois d’Alexandrie De José Carlos Llop et choisissez le format disponible que vous souhaitez comme PDF, Epub ou lisez ce livre en ligne. Entre Majorque et Barcelone, dans les années 70, il fait partie de ce « nous » euphorique qui vit à la marge, sans contraintes ni entraves, dans des paradis souvent artificiels. Une plongée dans la vie affective, artistique et culturelle de ses vingt ans, où se mêlent expériences personnelles extrêmes et références musicales, littéraires, picturales et cinématographiques Il faut attendre la fin du roman pour savoir que les Rois d’Alexandrie n’ont régné que de façon éphémère, mais dès les premières pages, on comprend qu’il s’agit d’un hymne au paradis perdu, empreint de nostalgie puisque le « nous » tout puissant laissera la place à des « je » traqués ou meurtris.

 livre Rois d'Alexandrie De José Carlos Llop

Détails sur le produit
Broché: 205 pages
Editeur : Jacqueline Chambon (7 février 2018)
Collection : EDITIONS JACQUE
Langue : Français
ISBN-10: 2330092571
ISBN-13: 978-2330092573
Dimensions du produit: 19,5 x 1,8 x 12,7 cm

Au début des années 1970, le narrateur de ce roman découvre à Majorque une contre-culture nourrie des prémisses de la révolution sexuelle et du rock’n’roll. C’est l’avènement d’un monde où la poésie serait reine, où vivre sans entraves dans l’exaltation des sens conduirait à la liberté. Devenu étudiant à Barcelone, il prend conscience qu’elle se déploie aussi dans une révolte politique qui peut s’avérer dangereuse. De ce temps de l’insouciance et de la ferveur, de la camaraderie et de l’amour, Llop fait un chant porté par les poèmes d’Ezra Pound, scandé par les tubes des sixties et des seventies, de Neil Young et de Bob Dylan en passant par les Stones, Leonard Cohen et bien d’autres, magnifié par la découverte du sexe et des paradis artificiels. Mais les rois d’Alexandrie sont des rois qui jamais ne régnèrent et, avec le désenchantement marqué par la fin d’un monde où tout semblait possible et l’apparition du sida, cet éther doré va se ternir et disparaître. Certains mourront, la plupart rentreront dans le rang, seule demeurera une nostalgie lumineuse dont se nourrira l’oeuvre naissante de Llop.

Biographie de l’auteur
José Carlos Llop, né à Majorque en 1956, est l’auteur de nombreux romans, récits et essais parus chez Jacqueline Chambon : Parle-moi du troisième homme (2005), Le Messager d’Alger (2006), Le Rapport Stein (2008), Paris : suite 1940 (2010), La Ville d’ambre (2011), Dans la cité engloutie (2013) et Solstice (2016, prix Laure-Bataillon 2017).

Les « Rois d’Alexandrie » de Constantin Cavafy sont les fils de Cléopâtre,qui ne régnèrent jamais…tels l’auteur et sa génération,qui connurent libération politique et sexuelle dans l’Espagne des années 70,avec une bande-son qui va d' »Ummagumma » à « Déjà vu »,de Joan Baez à David Bowie.
« Roman »?C’est avant tout une autobiographie:José Carlos Llop entreprend de nous faire vivre avec un brin de nostalgie l’aventure de ceux qui avaient autour de dix-huit ans en 1975,année de la mort de Franco.De Palma à Paris en passant par Barcelone,des illusions gauchistes à l’assassinat d’Aldo Moro,du sexe libre aux années sida,tout cela méritait certes d’être raconté à travers les yeux du jeune espagnol qu’était l’écrivain.
Hélas les « rois d’Alexandrie » sont bien décevants:l’énumération des titres de la « bande-son » tourne au procédé….même si l’on a l’âge de Llop et si on les connait toutes!Quant aux (nombreuses) références littéraires,c’est pire:noms jetés en pâture sans approfondissement(Pound,Rilke,etc.),étalage des goûts sans discernement,tout cela rend la lecture fastidieuse et l’on a quelque peine à s’attacher à un narrateur quelque peu transparent et à des ami(e)s de rencontre esquissés à traits grossiers…et bien caricaturaux.
Une impression de superficialité ennuyée domine à la lecture de ce livre,et Llop semble être « passé à travers » cette période qui a formé comme une parenthèse enchantée pour beaucoup d’entre nous.Et que la photo de Mick Jagger en couverture ne pousse pas l’amateur des Rolling Stones à acheter ce livre;ils sont cités pour quatre titres et deux albums,ce qui est bien peu,même si l’auteur était présent au concert de Barcelone…Llop préférait CSN&Y et Simon et Garfunkel:chacun ses goûts!

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