La Parenthèse Libérale

Grand livre avec titre La Parenthèse Libérale, que publie Jean-Baptiste Noé, sous-titrée « Dix-huit années qui ont changé la France », c’est la Monarchie de juillet. Je sais que vous aimez vraiment ce livre, s’il vous plaît le trouver sur internet et vous pouvez télécharger ou lire en ligne ce livre. Née de la révolution des “trois glorieuses“ journées de juillet 1830 et morte sur les barricades de 1848, elle fut, sous la férule de Louis-Philippe, le roi bourgeois, une période de grands changements économiques et sociaux et, selon notre auteur, un moment de libéralisme qui demeure mal connu. Son opus tente une réhabilitation de cette époque en en décrivant de multiples aspects.

Livre La Parenthèse Libérale, que publie Jean-Baptiste Noé

Détails sur le produit

Broché: 176 pages
Editeur : Calmann-Lévy (28 mars 2018)
Collection : Sciences Humaines et Essais
Langue : Français
ISBN-10: 2702163602
ISBN-13: 978-2702163603
Dimensions du produit: 13,5 x 1,5 x 21,5 cm

Jean-Baptiste Noé a le mérite d’attirer l’attention sur un régime plutôt discrédité dans l’imaginaire historique français ; il concentre en effet contre lui les critiques des républicains, des légitimistes, des bonapartistes, des socialistes…, alors qu’il a été celui de la révolution industrielle, de la naissance du socialisme, de la paix à l’extérieur et d’une gestion sage et libérale à l’intérieur.

La doxa dominante décrète que le libéralisme, cette doctrine « anglo-saxonne », ne saurait prospérer dans l’Hexagone. Or, non seulement il y a un libéralisme français, mais il connut son heure de gloire sous la monarchie de Juillet, entre 1830 et 1848. Louis-Philippe est alors au pouvoir et s’entoure d’hommes de grande valeur, dont François Guizot, Casimir Perier, Jacques Laffitte ou encore le duc de Broglie. Ils sont imprégnés de la pensée d’intellectuels tels que Frédéric Bastiat, Alexis de Tocqueville et Jean-Baptiste Say. Sous leur houlette, en dix-huit ans, la France rattrape une partie du retard économique qu’elle avait accumulé sur l’Angleterre. Les grandes banques voient le jour, la sidérurgie, le textile, les activités minières se développent. Le pays se dote d’infrastructures telles que le chemin de fer, qui commence à relier les grandes villes, et les canaux. Ce que Louis-Philippe réalisa, dans une France épuisée par les guerres et les changements de régime, fut le dépassement des clivages politiques pour gouverner au centre et moderniser le pays en impulsant du mouvement tout en préservant sa stabilité. Toute ressemblance avec un personnage contemporain.

Jean-Baptiste Noé donne ainsi des coups de projecteur sur des acteurs clés (Guizot, Tocqueville, Proudhon, Blanqui, Bastiat), il montre les effets positifs de la croissance et du libre-échange, il décrit les conséquences du progrès technique à travers la fameuse révolte des canuts, ruinés par les nouveaux métiers à tisser.

Enfin il s’essaye à démontrer que cette période dont le meilleur peintre fut Balzac dans La Comédie Humaine, fut le laboratoire d’un libéralisme tempéré dont il regrette la disparition.

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